miércoles, 27 de octubre de 2010

OLYMPIQUE DE MARSEILLE

La légende de l'Olympique de Marseille de 1899 à nos jours...
1899. La légende écrit sa préface. Le ballon rond s’installe à Marseille. Le début du XXe siècle est dominé par les clubs parisiens. L’OM se dresse le premier pour stopper cette hégémonie. En 1924, il chamboule, non sans fierté, la hiérarchie en s’imposant 3-2 en finale de la coupe de France, contre le FC Cette.
Son premier trophée national fera vite des petits. Les Olympiens récidivent en 1926 et 1927. La pléiade d’internationaux français qui composent l’effectif phocéen fait des ravages. Rien n’arrête les Alcazar, Allé, Crut, Devaquez, Gallay, et Jean Boyer. 1929 voit d’ailleurs l’OM décrocher le titre de champion de France.
En 1932, le club s’engage dans une nouvelle ère. Celle du professionnalisme. La coupe revient sur la Canebière en 1935 (victoire 3-0 contre Rennes), les lauriers du champion aussi (en 1937) avant qu’un cinquième succès, en 1938, ne vienne placer l’OM en position de recordman de la coupe de France. Statut renforcé en 1943 (4-0 en finale contre Bordeaux).
A l’exception notable d’une nouvelle couronne de champion de France en 1948, l’après-guerre ne sourit d’abord pas aux Marseillais. Malgré la perle noire Larbi Ben Barek. Malgré l’unique Gunnar Andersson et ses 169 buts inscrits sous le maillot blanc.
Le bleu et le blanc se colorent à l’encre triste. A la fin de la saison 1958/59, l’équipe chute en deuxième division. Les « sixties » seront sombres. Le public tourne le dos à son OM. La désaffection est telle qu’à peine 434 spectateurs sont au Stade Vélodrome le 23 avril 1965 pour la réception de Forbach.
L’arrivée aux commandes de Marcel Leclerc marque le début du renouveau. Le volubile président a de l’argent (un peu) et surtout une solide volonté à réussir. Le recrutement Josip Skoblar et Roger Magnusson tire la formation vers les sommets. Le coaching avisé de Mario Zatelli fait le reste. En 1969, Marseille est en liesse. 150 000 personnes attendent les vainqueurs de Bordeaux en finale de la Coupe de France.
Le titre de 1971, le doublé de 1972, le soulier d’or européen pour Skoblar (44 buts en un championnat), le défi lancé à l’Ajax d’Amsterdam. L’OM se couvre de gloire et déchaîne les passions, en étant le seul club à oser concurrencer l’AS Saint-Etienne.
La page Leclerc se tourne difficilement. Les Marseillais ne se signalent plus que par une coupe de France conquise en 1976 contre Lyon. Pis, ils descendent en deuxième division en bout de décennie, et la disparition du club sera même un temps susurrée.
Les dettes se sont accumulées, et la survie ne tient qu’à un fil. Heureusement il est entre de bonnes mains, celles des «Minots». Les jeunes du club sauvent leur OM, et lui font même la courte échelle vers l’élite en 1984.
Un nouvel âge d’or débute alors, à l’arrivée de Bernard Tapie deux ans plus tard. De 1989 à 1993, l’Olympique de Marseille rafle tout sur son passage. Papin, Waddle, Pelé, Francescoli, Stojkovic. Les artistes sont en blanc. Et les supporters rêvent comme jamais. La suprématie est totale (cinq titres de champion*, une coupe de France). Aucune miette n’est laissée alors que l’ambition s’appelle désormais Europe.
L’échec de Bari (après l’élimination de l’AC Milan en quarts de finale) face à l’Etoile Rouge de Belgrade ne calme pas ces ardeurs. Le 26 mai 1993, Basile Boli offre la première (et seule) Ligue des Champions à la France d’un coup de tête magistral face au grand Milan.
17 années se sont depuis écoulées. Le club a survécu à sa rétrogradation en D2 après l’affaire VA-OM. Une place de dauphin en 1999, deux finales de coupe de l’Uefa en 1999 (contre Parme à Moscou), en 2004 (contre Valence à Göteborg), et deux de coupe de France en 2006 contre Paris et 2007 face à Sochaux sont venus pimenter ses saisons. Avant que Mamadou Niang ne brandisse la Coupe de la Ligue, le 27 mars 2010, dépoussiérant la vitrine des trophées. Il faudra y faire une place supplémentaire. Le 5 mai, l'OM de Deschamps recoiffait la couronne nationale. La légende continue…

miércoles, 20 de octubre de 2010

Olympique Lyonnais

Le foot à Lyon avant l'OL

A l'automne 1917, les initiés ne sont qu'une centaine entre Rhône et Saône, répartis en quatre Clubs : le L.O.U., le C.S. Terreaux, l'A.S. Lyonnaise et le F.C.L.

Le premier tour de la première Coupe de France propose un derby entre ces deux dernières équipes. Le championnat n'est que régional, et la coupe confidentielle, avec seulement quarante-huit engagés.

La Coupe de France noue alors avec Lyon des rapports privilégiés qui vont franchir les années et les décennies.

Le FCL se qualifie pour les demi-finales et reçoit la redoutable formation parisienne A.S.F.

Pour cette rencontre, plus de deux mille personnes cernent le terrain spécialement aménagé dans un coin du parc de la Tête d'Or. Edouard Herriot a tenu à associer cette rencontre de Coupe de France à la Foire de Lyon, dont certains pavillons sont installés dans l'enceinte du Parc.

Les joueurs lyonnais s'imposent et le F.C.L. disputera la grande finale. à Paris, au stade Olivier-de-Serres, le 5 mai 1918. Devant quelques centaines de spectateurs, l'Olympique de Pantin domine largement le F.C. Lyon et inscrit ainsi son nom au bas de la Coupe Charles-Simon.

Jean Mazier lance le professionnalisme

En 1933, Jean Mazier, Président fondateur du fameux Club aux damiers rouges et blancs, se lance dans cette aventure que représente alors le professionnalisme. Son initiative est diversement accueillie au sein des clubs lyonnais de football et des élus municipaux.

Malheureusement, la saison sportive sera un échec ; Jean Mazier, persévérant, tente une nouvelle expérience avec un autre Club, l'A.S. Villeurbanne.

Avant-dernier de deuxième division, l’A.S.V perd de son crédit. Mais Jean Mazier persiste encore : il réengage une equipe la saison suivante, en 1935-1936, sous une nouvelle appellation : le Lyon Olympique de Villeurbanne. Hélas, c'est un nouvel, et dernier, échec. Jean Mazier, usé physiquement et moralement, abandonne son fol espoir d'implanter le football professionnel à Lyon. Pas d'argent, pas de structures, la Seconde Guerre mondiale : le football lyonnais hiberne.

L’arrivée de Félix Louot le réveillera. Son L.O.U. va reprendre les idées et principes, la détermination et la foi de Jean Mazier, pour imposer les fondations définitives et indispensables à l'éclosion du football professionnel à Lyon. Champion de France zone Sud en 1945, quart de finaliste de la Coupe la même année, le L.O.U. trouve, petit à petit, sa place dans le milieu du football national. Des problèmes suscités par la complexité de la cohabitation des amateurs et des professionnels dans un club omnisports incitent alors Félix Louot et ses amis à imaginer l'idée d'une nouvelle structure.

L'O.L. est sur le point de naître. Ce nom, Olympique Lyonnais, est inventé et suggéré par le médecin Albert Trillat, chirurgien de grande renommé. Il propose également que le club adopte les couleurs de la ville de Lyon : le rouge et le bleu.